Dans de nombreuses zones rurales du Cameroun, une fille a statistiquement moins de chances qu'un garçon de terminer le cycle primaire. Non par manque d'envie ou de capacité, mais parce que les arbitrages familiaux, en cas de ressources limitées, penchent encore trop souvent en faveur de la scolarisation des garçons.

Pourquoi cet écart persiste

Les raisons sont multiples et s'additionnent : distance de l'école jugée plus risquée pour une fille, tâches domestiques qui lui incombent en priorité, mariages précoces dans certaines régions, et perception encore répandue que l'investissement scolaire « rapporte » davantage pour un garçon qui restera dans le foyer familial.

Un effet qui se transmet à la génération suivante

Les données internationales convergent sur un point : une mère scolarisée a des enfants qui, en moyenne, sont mieux nourris, mieux suivis médicalement et plus souvent scolarisés à leur tour. Scolariser une fille aujourd'hui, c'est agir directement sur la vie de ses futurs enfants, avant même qu'ils ne naissent.

Notre attention particulière aux filles

Dans le choix des enfants accompagnés, Le Bon Refuge porte une attention spécifique à ne pas reproduire ce déséquilibre — sans jamais écarter les garçons qui en ont tout autant besoin.

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« On ne change pas un village en un jour. Mais on peut changer la trajectoire d'une fille, et par elle, celle de ses futurs enfants. »
— Martine Boufang

Ce que change concrètement un parrainage

Frais de scolarité, uniforme, fournitures : ce sont souvent ces montants modestes, quelques milliers de francs CFA par trimestre, qui font pencher la balance familiale en faveur ou en défaveur de la scolarisation d'une fille. Un parrainage stable et régulier retire cet arbitrage douloureux des mains des familles.

Une cause qui ne s'oppose à aucune autre

Insister sur l'éducation des filles ne signifie pas négliger celle des garçons. Il s'agit simplement de reconnaître un écart documenté, et d'y répondre avec la même exigence d'équité que pour toute autre inégalité.

Contribuez à réduire cet écart

Chaque don contribue à financer la scolarité d'enfants, filles et garçons, sans distinction arbitraire.

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L'éducation des filles n'est pas un sujet à part : c'est un multiplicateur silencieux qui agit sur des décennies, bien au-delà d'une seule salle de classe.

Sources

  • UNICEF — Éducation des filles en Afrique subsaharienne
  • UNESCO Institut de statistique — Parité filles/garçons dans l'éducation
  • Banque mondiale — Impact de l'éducation des filles sur le développement