Sandrine a 41 ans, elle est juriste en droit de la famille à Marseille, et depuis un an et demi, elle donne deux heures de son mardi soir au Bon Refuge. « Au début, je pensais que ça ne suffirait pas, deux heures. Aujourd'hui je sais que c'est exactement ce qui manquait à certaines familles pour débloquer une situation qui traînait depuis des mois. »

Un besoin invisible, mais massif

Beaucoup des parents que nous accompagnons se heurtent, en plus de leurs difficultés matérielles, à un mur administratif et juridique : régularisation de situation, séparation, garde d'enfant, litiges avec un employeur ou un bailleur. Sans accompagnement, ces démarches s'enlisent, génèrent du stress, et aggravent l'isolement déjà présent. Sandrine, elle, sait décoder un courrier de la CAF ou une convocation en quelques minutes — un temps que beaucoup de familles n'ont tout simplement pas.

« Ce n'est pas de la charité, précise-t-elle. C'est de la compétence, mise à disposition. La différence est importante : je ne fais pas un geste, je résous un problème concret avec les outils que j'ai déjà. »

« Ici, mes compétences ont un impact réel, immédiat. Ça donne du sens à mon métier. »

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Juriste, comptable, enseignant, graphiste, soignant : chaque compétence trouve sa place au Bon Refuge, en France ou à distance pour le Cameroun.

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Une famille aidée, en particulier

Sandrine se souvient d'une mère de deux enfants, en instance de séparation, complètement perdue face aux démarches de médiation familiale. « On s'est vues quatre fois en tout. On a préparé ses documents ensemble, anticipé les questions du juge aux affaires familiales, clarifié ce à quoi elle avait droit. Elle m'a écrit après l'audience : "Je ne pensais pas pouvoir m'en sortir seule, et grâce à vous, je m'en suis sortie." » En six mois, Sandrine a accompagné quatre familles à travers des démarches complexes — un chiffre modeste sur le papier, colossal pour chacune des personnes concernées.

Pourquoi elle continue

« Il y a des semaines où je suis épuisée par mon travail, et où j'hésite à venir. Et à chaque fois, je repars du mardi soir avec plus d'énergie que je n'en avais en arrivant. C'est rare, un engagement qui redonne plus qu'il ne prend. »

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Sandrine n'est pas une exception : elle fait partie d'une équipe de bénévoles aux profils variés — juristes, comptables, enseignants, soignants, graphistes — qui mettent chacun deux à quatre heures par mois au service des familles que nous accompagnons. Si votre métier peut, lui aussi, débloquer une situation, nous serions heureux de vous rencontrer.

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